22 septembre 2014

Automne jour 1

Nous y voilà, jour 1 de l'automne.

Cette année, plutôt que de me coucher en petite boule et pleurer toute les larmes de mon corps, j'ai décidé de mettre de l'été en pot. Rien de moins.

Après avoir tout lu ce qu'il y a sur le web concernant la mise en conserve de tomates, j'ai décidé je ferais pour la toute première fois de ma vie des conserves! Je fais de la projection et me vois déjà au plus froid de l'hiver, m'ouvrant un pot de sauce tomates et d'avoir l'impression à ce moment précis de savourer, l'espace d'une soirée, une chaude journée d'été. Parce qu'entre vous et moi une tomate en hiver, ça ne goûte rien qui me rappelle l'été...

J'ai donc profité du fait qu'Axel était à une fête d'enfants hier après-midi à Laval pour me rendre au Marché 440 acheter un gros panier de 26 livres de tomates italiennes (10$!!!), au Village des Valeurs pour vider les tablettes de pots Mason de 1 litre, puis au Canadian Tire pour m'équiper en couvercles et autres accessoires indispensables.

Comme j'étais aujourd'hui en congé, je me suis donc mise à l'ouvrage à 8h15 tapantes! J'ai choisi de faire une sauce très très de base, qui me permettra de l'adapter par la suite selon le repas que je planifie.



INGRÉDIENTS
25 livres de tomates italiennes (pour moi: un mélange de romanella et de san marzano)
6 cuillères à thé de sel + du poivre
1 gros oignon haché finement
5 gousses d'ail émincées
De l'origan frais
Du jus de citron en bouteille

ÉTAPES
Préparation
1. Laver les tomates: Remplir l'évier d'eau froide, y déposer toutes les tomates et les frotter grossièrement.
2. Préparer les tomates: À l'aide d'un petit couteau il faut retirer la partie du dessus qui se nomme insertion pédonculaire (je vous l'ai dit, j'ai TOUT lu sur le sujet!), puis faire une incision en X sous la tomate (ou trace des styles, pour les initiés...).
3. Émonder les tomates: On plonge les tomates dans une grande casserole d'eau bouillante 1-2 minutes puis on les transfère rapidement dans un grand bol d'eau très froide. La peau se retire comme par magie en tirant dessus simplement.

Cuisson
1. Couper les tomates en quartiers. 
2. En mettre un petite quantité à la fois dans une casserole déjà chaude. J'ai lu que, pour éviter que la sauce ne se sépare il faut que les tomates soit immédiatement en ébullition et qu'elles les restent constamment. On ajoute donc les tomates peu à peu en les écrasant au fur et à mesure avec un pilon à patate.
3. Une fois la casserole remplie, laisser mijoter une dizaine de minutes, puis passer le pied mélangeur.
4. Ajouter les oignons, l'ail, les fines herbes, le sel et le poivre et laisser mijoter environ 1 heure.

Pendant ce temps, on stérilise les pots (À lire absolumentStérilisation 101 de Ricardo) et les couvercles.

Conservation
Une fois que notre sauce a légèrement réduit, on passe à l'étape des conserves
1. Mettre 1 cuillère à thé de jus de citron dans le fond du pot. Verser la sauce dans le pot encore chaud (je les ai placé au four à 250 degrés le temps de tous les remplir) en laissant un jeu d'environ 1/2 po à hauteur du rebord. Ajouter une autre cuillère à thé de jus de citron. 
2. Nettoyer le contour du pot. Placer le couvercle et le visser sans trop le serrer. 
3. Répéter les opération 1 et 2 pour tous les pots.
4. Il faut ensuite placer les pots dans une énorme marmite remplie d'eau. Les pots doivent être entièrement immergés et recouverts de plus d'un pouce d'eau. Porter à ébullition et laisser bouillir pendant 40 minutes. Et là débute le bal des "pop!".
5. Retirer les pots et les placer sur un linge ou une grande planche de bois et les laisser ainsi sans les déplacer pendant les 24 prochaines heures. 

Le résultat: l'équivalent de 10 pots de 1 litre

Le gros pots pour les repas en famille et les petits pots pour faire des lunchs rapido-presto!
Heureusement j'ai une très grosse marmite (merci Pat d'avoir autrefois fait de la bière!) que j'ai utilisée pour faire bouillir mes pots de sauce pour la conservation. Pour faire la sauce j'ai utilisé deux autres grosses casseroles dans lesquelles j'ai répartis les ingrédients. Oui, ça fait beaucoup de vaisselle... Si vous n'avez pas une marmite assez grande pour y placer un pot d'un litre, utilisez plutôt des pots de 500 ml dans une plus petite casserole.

Comme ce n'est que ma première expérience et que je n'avais pas beaucoup de temps pour écrire ce billet (c'est quand même long faire ses conserves...), j'y suis allée dans les grandes lignes. Je vous invite donc à lire sur le sujet afin de vous familiariser avec le processus de stérilisation et de conservation. Vous découvrirez toutes les réponses à vos pourquoi et comment, comme pourquoi ajouter du jus de citron, pourquoi stériliser les pots, quel est le matériel nécessaire, etc. 

LISTE DE LECTURE Sauce aux tomates du site de Bernardin
Sauce tomate en conserves maison du site Recettes de conserves maison (dont j'adore la devise: Rien ne sert de pourrir, il faut canner à temps!)
Faire ses conserves de tomates du site Nos petits mangeurs
How to make basic tomato sauce with fresh tomato du site The Kitchn
Basil-Garlic Tomato sauce du site Ball
Pour voir des photos des différentes étapes: Canning tomato sauce du site Simply canning

Et vous, vous faites vos conserves? Vous avez une recette à partager?

18 septembre 2014

DIY: Un pot tableau

Le site Pinterest est une véritable mine d'or pour les adeptes de DIY. J'y ai de multiples tableaux virtuels sur lesquels "j'épingle" une quantité impressionnante d'idées et d'inspirations. En fait, j'en ai plus que je n'aurai jamais de temps pour toutes les réaliser. Oui, je sais, vous avez là, à l'instant même, l'envie folle de me faire ce commentaire "Heille chose! Passe moins de temps à pinner, pis t'auras le temps de faire plus de choses". Votre réflexion est très logique, je vous le concède. Mais avant de faire une telle affirmation, il faut tenir compte d'un second niveau d'information, soit le moment et le lieu où se fait l'épinglage. Pour ma part, j'épingle surtout dans mon lit le soir, quand je suis dans une salle d'attente quelconque ou encore aux toilettes. Je ne sais pas pour vous, mais moi, j'ai comme principe de ne jamais faire de la peinture dans mon lit et encore moins une recette quand je suis aux toilettes!

Too much information? Peut-être... Mais sachant tout ça, vous êtes probablement désormais d'accord avec mon point de vue: Pinterest fait gagner du temps. Comme quoi, tout est question de perception.

C'est donc guidée par une de ces inspirations qu'au printemps dernier j'ai voulu donner une deuxième vie et moderniser mes vieux pots de terra cota. J'ai donc dépoussiéré des pots qui gisaient au fin fond du cabanon, puis débusqué une bouteille de peinture à tableau au sous-sol afin de créer de jolis pots décoratifs sur lesquels on peut dessiner ou encore écrire sa liste d'épicerie (pourquoi pas?!).



M A T É R I E L
Pot de terra cota
Ruban cache
Peinture à tableau en aérosol

É T A P E S
1. Bien laver et sécher le pot.
2. Poser du ruban de peintre sur les surfaces que l'on ne souhaite PAS voir être peintes.
3. S'installer à l'extérieur sur un grand carton ou un vieux drap, puis vaporiser de multiples fines couches (environ 3 ou 4) en laissant sécher entre chacune d'elles.
4. Retirer le ruban.
5. Avec une craie ou un feutre-craie, on laisse aller notre créativité!



Sachez que vous n'êtes pas obligé d'utiliser une peinture à tableau si vous ne tenez pas à écrire sur votre pot. Vous pouvez les peindre de la couleur qui vous plait, avec une simple peinture en aérosol. Pour ma part, j'en ai également peint un en blanc sur lequel j'ai vaporisé une seule couche de peinture afin de créer un effet vieillot. J'aime beaucoup l'agencement des couleurs de mes différents pots ainsi disposés sur le rebord de la fenêtre.


Concernant mes principes énoncés ci-haut (et auxquels je ne déroge jamais), je tiens à préciser que je ne vous juge pas, si vous, vous bricolez au lit ou cuisinez aux toilettes pour sauver du temps... 

9 septembre 2014

Les perles d'Axel

Samedi dernier, c'était le septième anniversaire d'Axel.

M- Où veux-tu aller pour choisir ta surprise?
A- Jean-Coutu.
M- ...  au Jean-Coutu?
A- Oui. C'est plein de belles choses!
M- Ok!

2 septembre 2014

Testé sur des enfants: le mac n' cheese vegan

Depuis des lustres que je voulais faire cette recette. Une recette parfaite à tester sur mes charmants, mais ô combien alimentairement difficiles, enfants.

©Minimalist Baker
Les photos me faisaient littéralement saliver. D’ailleurs j’essuie en ce moment même un petit filet de bave qui coule le long de mon menton…

Cajous nature et levure nutritionnelle, produits indispensables à la confection de mon prochain hit culinaire, patientaient gaiement dans le garde-manger depuis plusieurs semaines. Car j’attendais le bon moment. Le moment où j’aurais le temps de prendre le temps de faire tremper mes cajous la veille en prévision du repas du lendemain. Sérieusement, c’est toute une organisation pour quelqu’un qui n’est pas tellement le genre à cuisiner en trente étapes!

Toujours est-il qu’un week-end de trois jours me semblait être le moment parfait et me suis lancée dimanche dernier en prévision du repas du midi de lundi. Et —si tu as pensé à faire tremper tes cajous la veille— la recette est vraiment simple à réaliser. Moins simple à réaliser, fallait ensuite faire avaler le tout aux enfants (Pat a annulé sa participation au repas dès que j’ai prononcé le mot fromage végétal. Il s’est plutôt fait un grilled-cheese au bacon… par solidarité j’imagine!). J’ai donc développé une stratégie qui me semblait fort simple à réaliser et qui, selon mes habiles aptitudes prévisionnelles, devait connaître de bons résultats. Je suis une véritable pro en termes de camouflage alimentaire, souvenez-vous ici, ici et encore ici!

La stratégie développée
Pour attirer les enfants, j’ai donc mis au point une pas pire tactique : j’ai fait rissoler en rondelles un restant de saucisses hot-dog (zéro végé, je sais, mais ce sont toutes ces petites contradictions qui font mon charme), dans le but de créer chez-eux un genre de réflexe de Pavlov.

La technique préconisée
Qu’ils dégustent une rondelle de saucisse tout en mangeant une pâte garnie de fromage végétal afin qu’ils associent éventuellement le goût des pâtes à la dite saucisse en question. (Je suis forte, non?)

Premier échec
Les enfants ont dévorés toutes les saucisses avant même de goûter les pâtes. Zut.

Deuxième échec 
Alors que Ludo se fait plutôt diplomate « J’adore pas ça... ça goûte trop le fromage », Axel y va de toute sa franchise « C’est pas bon ». Ils se sont alors empiffrés de tomates et concombres, laissant leurs assiettes de pâtes quasi-intactes. Re-zut.

La résilience
Je suis une guerrière et ce n’est pas quelques j’aime-pas-ça qui vont me décourager dans la vie. Donnez-moi deux thermos que j’entame la phase deux de ma stratégie: en mettre dans leurs lunchs!

L’ultime échec 
Ce matin donc, un peu à la dernière minute, je m’apprête à faire réchauffer les pâtes quand ça me traverse l’esprit tellement fort que ça me fait mal : je ne peux PAS leur mettre mon mac n’ cheese vegan dans leurs lunchs… il y a des noix! Ah ben t@¦@*%@k!

Ma conclusion
La recette est très bonne… mais faut savoir choisir ses priorités dans la vie. Alors la prochaine fois que tu veux manger un mac n’ cheese, fais-le avec du fromage! C’est deux fois plus vite, tes enfants vont en manger ET tu peux en mettre dans les lunchs…

Devinez maintenant ce que je vais manger tous les midis de cette semaine?