16 août 2014

Floramama

J’aime les fleurs.

Elles s’offrent en toute occasion et mettent instantanément de la gaité à n’importe quel décor. Au plus froid de l’hiver, j’aime m’acheter un bouquet de fleurs colorées à l’épicerie. Puis, je devance le printemps en me procurant des tulipes fraîchement écloses dès le début avril. L’été, je me fais régulièrement de modestes bouquets avec les fleurs de mon jardin. Et je dis bien modestes bouquets parce que, comparés à ceux de Floramama…

© Floramama

Floramama c’est Chloé Roy. Sur son lopin de terre situé à Frelighsburgh, dans les Cantons-de-l’Est, elle fait pousser des fleurs. Je simplifie un peu en disant ça puisqu’en fait, Chloé a démarré et gère une véritable ferme de fleurs écologiques. Celle qui se destinait plutôt à la culture maraîchère, a eu un véritable coup de foudre pour la photo d’un bouquet de fleurs publiée dans un journal s’adressant aux fermiers bio. Et c’est comme ça qu’est né Floramama. Et dire qu’avant de débuter son entreprise, Chloé n’avait même jamais fait de bouquets de fleurs. Peut-être bien un petit bouquet de pissenlits étant toute petite, non?


Vous décelez un petit air de famille? Normal, c’est ma cousine!  
© Floramama

© Floramama

Aujourd’hui, sa jeune entreprise horticole produit, de façon artisanale, des fleurs coupées entièrement cultivées de manière biologique. Contrairement à mes fleurs d’épicerie, les fleurs de Floramama sont cultivées localement sans pesticides, herbicides ou fongicides chimiques. Elles sont plutôt gavées d’amour et de petites attentions, que Chloé leur prodigue soigneusement à la main.  « Cette approche sensée produit des fleurs uniques, avec des couleurs plus riches, une durée de vie plus longue et des odeurs exquises ! ».

© Floramama

Dans ses champs (et sa serre), de multiples rangs de fleurs sauvages s’alignent. Une quarantaine de variétés ont été planté cette année. Des milliers de scabiosas, digitales, anémones, pois de senteur, pavots nudicaules (l’une de ses préférées, parce que Chloé s’avoue polygame côté fleurs…) roses trémières, nigellas, dahlias… attendent patiemment leur tour afin d’éclore au bon moment. Ici, rien n’est forcé, on laisse la nature suivre son cours.


© Floramama

Le jour J, Chloé récolte ses fleurs à la main, une par une, avec douceur et bonheur. Puis, d’une partie de ses fleurs fraîchement récoltées, elle compose de sublimes bouquets qui, comme je lui ai déjà écrit, « sont tellement beaux que j’en pleurerais » (je suis une jardinière émotive, souvenez-vous…). Ses doigts de fée et son sens aiguisé de l’esthétisme, lui permettent de créer de véritables œuvres d’arts éphémères. L’autre partie de sa récolte est vendue à des détaillants qui composeront à leur tour des bouquets à partir de ses fleurs. Chacun avec son propre style, sa signature.


© Floramama

© Floramama

Il existe très peu de fermes de fleurs au Québec, alors que la chose est beaucoup plus courante chez nos voisins du sud. C’est d’ailleurs auprès de l’une des plus célèbres productrices de fleurs bio des États-Unis, Erin Benzakein, que Chloé est allée chercher de l’expertise le printemps dernier. En fait, elle s’est mérité un stage offert par l’entreprise de cette dernière, Floret Flowers Farm, situé dans l’état de Washington. Fait intéressant à préciser, Chloé était prête à manger du compost pendant une semaine juste pour aller la voir travailler… si ce n’est pas de la passion ça!

Ah! comme mon pouce est vert pâle à côté du sien... 
© Floramama
Pour la saison 2014, vous pouvez vous procurer ses fleurs tous les dimanches au marché fermier du Mile-End, à Montréal, et ce jusqu’à la mi-septembre. Les fleurs de Floramama sont également offertes dans les bouquets livrés à vélo de la sensation de l'été, Garçon Fleur.

Pour voir encore plus de belles photos de fleurs, on peut suivre Chloé via sa page Facebook ou encore son compte Instagram (lesjardinsfloramama).


© Floramama

J'aime les fleurs.
J'aime Floramama.



Les perles d'Axel

"Quand je mange de la rillette, ça me donne la chair de poule sur les dents."
- Axel, 6 ans

7 août 2014

Du glamping!

1 voiture
145 km selon Google map
1 plein d'essence
2 mamans
5 enfants
Un peu moins de 2 heures de route
Le CD de Stromae dans nos oreilles

Et c'est comme ça que nous sommes arrivés au Parc National de Plaisance situé au cœur de la rivière des Outaouais pour trois jours de glamping!

Il y a deux semaines, ma belle-sœur et moi avons placés nos bagages sur les sièges de sa voiture 7 passagers, fait entrer les enfants dans les espaces restants (ou c'était peut-être le contraire...), et sommes partis à l’aventure en direction d'une lointaine contrée sauvage! Dans les faits, nous avions plutôt réservé une tente Huttopia, un prêt-à-camper qui combine le confort d'un (disons vraiment très) petit chalet à la rusticité du camping. Plutôt habituée au camping sauvage, le glamping était pour moi une première et j'ai vraiment aimé l'expérience.

J'aime faire la vaisselle à l’extérieur, mais j’aime qu’il y ait un petit frigo et un réchaud. J’aime marcher sur les petits chemins pour aller brosser mes dents, mais la princesse aux petits pois en moi apprécie les véritables matelas qui nous y attendent le soir venu... bien que je n'ai pratiquement pas dormi les deux nuits, transie par l'humidité et ce, malgré le chauffage d’appoint (Note à moi-même : investir dans un bon sac de couchage).

Les moments forts de notre séjour? Les tacos dans un sac de Doritos, les marmottes, le pneu-balançoire-qui-donne-mal-au-cœur, la ballade en ponton aux chutes, le ciel étoilé et notre incomparable feu de circulaires…


Et vous, vous campez, "glampez" ou "hôtelez"?
Quoi qu'il en soit, les temps ont bien changé...

Le nec plus ultra: Archive Magazine Châtelaine, juillet 1966

6 août 2014

Une ruche à fines herbes

L'hiver dernier, j'ai trouvé sur le bord du chemin un lot de boîtes de bois. Du moins c'est ce que je croyais, jusqu'à ce que je commence à les regarder pour constater qu'elles n'avaient pas de fonds. Puis en les déplaçants, j'ai réalisé que c'était des hausses de ruches. Dans certaines il y avait encore des rayons de miel. Un apiculteur urbain venait probablement de fermer boutique. J'en ai donc récupéré une seule, ne sachant trop ce que j'allais bien pouvoir faire avec une boîte sans fond et toute gommée de miel. 

Puis cet été, l'inspiration m'est finalement venue: je ferai un bac pour mes fines herbes. Aussitôt dit, aussitôt fait!


É T A P E S
1. Nous avons utilisé des retailles de bois traités afin de créer un fond à l'extérieur, à l'aide de petits clous.

2. On a posé un plastique à l'intérieur de la boîte couvrant tout le fond et les rebords, fixé avec des broches.

3. Nous avons remplie la boîte de terre, puis transplanté nos fines herbes.
Un petit truc trouvé sur Internet: placer des bouteilles de plastiques vides au fond des grands bacs pour alléger le tout.

4. On a ajouté un petit cadre du bois tout autour de la boîte, pour faire plus joli!


Ensuite, j'ai arrosé et admiré longuement mes fines herbes. 
Elles ont grossi et étaient vraiment belles.
Puis le drame s'est produit.
C'était il y a deux semaines.
Mes fines herbes, qui étaient encore magnifiques le matin, sont devenues toutes tachetées au début de l'après-midi. 
Horreur!
J'ai dû couper une bonne partie de mes fines herbes.
Et j'ai pleuré. Pour vrai.

Je crois qu'elles ont subit les éclaboussures de l'eau de la piscine en plein midi.
Le bac est maintenant bien éloigné de la piscine.
Et les fines herbes ont recommencées à pousser. 
Mais il y aura beaucoup moins de pesto dans mon congélo cet hiver...

Vous aussi êtes une jardinière émotive?

4 août 2014

Une vraie piscine

L'an passé mes beaux-parents nous ont offert le plus gros cadeau ever
Mais vraiment.

// Retour en arrière //
Au début de l'été dernier, nous avions acheté une petite piscine aux enfants pour leur permettre de se rafraîchir. 


Voyez comme je prends mon rôle de sauveteur très au sérieux...
Et on en a profité un peu nous aussi...
Au moment même où nous revenions du magasin avec notre achat, mes beaux-parents nous ont appelés pour nous offrir une piscine. Une vraie de vraie. Mais nous avons décliné leur offre, car une piscine c'est: stressant, de l'entretien, coûteux, du trouble, un noie-enfants, c'est gros, c'est une énorme responsabilité, de toute façon je suis allergique au chlore, etc.

Puis l'idée a germée dans nos têtes et, canicule aidant, nous avons finalement accepté. MAIS, la piscine n'allait être installée qu'à la fin de l'été en prévision d'une utilisation la saison suivante seulement. Ça parait bizarre pour le commun des mortels, mais pour nous c'était logique. On voulait d'abord que nos enfants vieillissent un peu, qu'ils écoutent et respectent les consignes (on a le droit de rêver...) et qu'ils sachent suffisamment bien nager pour ne pas qu'on soit stressés à toute heure du jour ou de la nuit. Parce qu'autant j'aime nager, j'ai une peur incroyable de la noyade de mes enfants. C'est que voyez-vous, des enfants TDAH ça saute du bout du quai à trois ans pour aller retrouver sa mamie, ça enlève son ballon au milieu du lac "juste pour savoir si je sais nager" (et ben non, il ne savait pas...). Oui, ils ont fait des cours de natation avec un maître en la matière (Régent Lacoursière, je vous le recommande), mais avoir une piscine dans ta cour, c'est un sacré stress pareil.


Aujourd'hui, nous avons une superbe piscine dans notre cour et deux petits poissons qui respectent bien les consignes entourant son utilisation. Il y a bien eu quelques sévères avertissements au début, mais franchement, je suis impressionnée. Mon niveau de stress diminue à mesure que notre nombre de baignades augmente.




Finalement, une piscine c'est: vraiment cool!

Merci J-G et É!