26 septembre 2013

LA PORTE ROUGE - La restauration

Parce qu'une porte rouge ça n'arrive pas du jour au lendemain, voici les différentes étapes de notre restauration.


1- LE DÉCAPAGE
Parce qu’on y échappe pas!

Comme je l’ai mentionné précédemment (voir ici), j’ai d’abord décapé entièrement la porte ainsi que tout le cadrage. Tout, tout, tout! J'ai enlevé les cinq couches de peintures qui s'y trouvaient, les unes après les autres. C’est long, c’est plate, ça brûle, je reste zen, c’est long, c’est plate… Des heures de plaisir, j’vous dis!


Vêtue de mes plus beaux habits, de jour comme de nuit, j’ai décapé douze heures durant!

Le décapage : lentement mais sûrement!

Dans l’optique de se sauver du boulot moderniser la porte, Pat a enlevé :
toutes les moulures: sur les huit panneaux de la porte, les six carreaux et tout le cadrage;
les sept –pas vraiment beaux- carreaux de bois décoratifs qui ornaient l’imposte (la partie au-dessus de la porte), ainsi que les deux autres au bas des latéraux (les parties de chaque côté de la porte);
les carreaux de verre;
le quart-de-rond au pied du seuil;
tout le vieux mastic...







2- LES RÉPARATIONS ET LE SABLAGE

Et c'est pas fini, c'est rien qu'un début...

Après le décapage, comme il reste toujours quelques petites traces de peinture récalcitrante, il faut sabler. Afin d’obtenir une belle finition, il faut choisir un papier sablé assez fin (d’un grain* minimal de 100). Et dans le cas d'une porte à panneaux comme la nôtre, comme la sableuse ne permet pas d'aller dans tous les racoins, il faut alors y allez à la main. Encore des heures de bonheur en perspective!

Pour sabler, choisir un vernis à ongle de couleur claire

Mais pour boucher les trous, le vernis rouge est de mise

Une fois notre porte mise à nue, on a solidifié l’assemblage du cadre à quelques endroits avec des vis. À l’aide d’un gun à clou (yeah baby!), on a ensuite installé les nouvelles moulures. Bien qu’on apprécie et préservons le cachet ancestral de notre maison, nous aimons y marier des éléments plus contemporains. Nous avons donc opté pour des moulures droites, qui viennent élégamment simplifier les lignes de la porte.

Les nouvelles moulures ou quand la modernité frappe à votre porte…

Ensuite on a bouché tous les trous et les petites imperfections à l’aide d’un bouche-pores, et une fois le tout bien sec, on a re-sablé (Les filles: l'étape du vernis clair...). On termine avec un joint de latex clair autour de chacune des moulures pour bien étanchéifier les joints et s'assurer ainsi d'une belle finition.



Au cours des années, la maison a travaillée et par conséquent le cadre de la porte. Alors depuis neuf ans, on donnait un bon coup de pied dans le bas de la porte pour réussir à l’ouvrir. Parce qu’on favorise leur autonomie, on avait même enseigné la technique aux enfants! On a donc pensé que ce serai un bon moment pour lui faire un petit trait de scie dans le bas… Elle s’ouvre désormais comme un charme!

*Le grain est la rugosité du papier. Plus le grain est gros, plus le chiffre qui le classifie sera bas (ex. très gros: 24, très fin: 240)



3- LA PEINTURE

La couleur au bout du tunnel

Un fois les réparations et le sablage terminés on peut enfin passer à la peinture! 
Pour la porte, j’ai choisi la couleur rouge bijou de BERH, dans la nouvelle collection Marquee. J’ai pris un fini satiné afin de cacher quelques défauts dans la porte. Quatre couches ont été nécessaires pour obtenir un beau rouge vibrant et qui recouvre uniformément les différentes essences de boisPour un beau résultat, il est important de s'assurer que la couche de peinture précédente soit bien sèche au toucher avant d'en appliquer une nouvelle. Comme j'étais dehors et qu'il y avait un petit vent, mon temps de séchage a été d'environ trente minutes entre les couches. Pour le cadrage, j’ai utilisé le blanc pur de la même marque/collection/fini. 




Couche de peinture #1 = toujours un moment de panique. Est-ce que ce sera beau?


Et comme si ce n'était pas assez, nous avons également changé les carreaux, ainsi que peint notre quincaillerie. Je vous expliquerai bientôt comment nous avons procédé.


Ça s'en vient!

On a réalisé ces travaux sur l'équivalent de quatre fins de semaines complètes. Et nous n’avons pas encore tout à fait terminé. Probablement une journée de travail à faire encore.
Oui, c’est long!
Oui, il vous faudra encore patienter avant le grand dévoilement!

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Pour les intéressés, voici la ventilation des coûts :

Décapant, peinture et accessoires (rouleaux, pinceaux, grattoir, gants de latex, etc.) : 200 $
Bois (peuplier) pour les moulures : 200 $
Quincaillerie (heurtoir, judas, peinture): 135$ 30 $
Plexiglass :150 $

Pour un grand total de 580 $









20 septembre 2013

LA PORTE ROUGE

Il y a quelques années de ça, j’ai un jour décidé que j’allais retaper ma porte d’entrée. Vous savez, le genre de vieille porte de bois à panneaux avec des petites moulures partout? Mon projet était fort simple : sabler un peu ici et là puis repeindre le tout. L’affaire d’une journée tout au plus. J’étais bien inconsciente, j’en conviens, mais la peinture qui s’écaillait m’énervait vraiment. Et depuis le temps que je rêvais d’une porte rouge!

Puis mon amoureux, un homme très pragmatique, m’a donné ce conseil : « Si tu fais quelque chose, fais-le bien. Ou tu décapes la porte au complet ou tu ne fais rien. » Pffff! Bon, je savais qu’il avait raison, mais moi, je suis paresseuse voulais juste que ça soit beau. Pas passer des heures à me brûler avec du décapant et me faire des ampoules à force de sabler.

Alors, par un beau matin (c’était peut-être l’après-midi, je ne me souviens plus, mais « matin » semble faire de moi quelqu’un de travaillant…) j’ai pris un ti-bout de papier sablé trouvé dans le sous-sol, et je me suis mise à la tâche. Après quelques jours de dur labeur (tout compte fait c’était peut-être quelques heures, mais « jours » fait de moi quelqu’un de vaillant…) j’ai rapidement compris que le défi ne pourrait être relevé qu’avec pour seul outil mes deux mains et une manucure déjà fichue. J’ai alors demandé de l’aide à mon amoureux. « Je te l’avais dis! » fut sa seule réponse. 

J’ai capitulé. Puis j'ai badigeonné la porte à grand coup de « primer ». 

Vu de loin ce n'est pas si pire...
... mais c'est lorsqu'on s'approche que l'on constate l'horreur! Et remarquez 
les clous qui servaient à accrocher ma guirlande de Noël. Chic, très chic!

Quelque temps après avoir rendu les armes, mon beau-père, probablement découragé de mon manque de courage, nous a gentiment offert une nouvelle porte. On a alors débuté les recherches afin de trouver la porte idéale. Mais le hic lorsqu’on a une vieille maison c’est que l’idéal ne vient pas en format standard. Et je ne vous apprends rien en vous disant que le sur mesure est hors de prix. On a tout de même regardé les différentes options qui se présentaient à nous (comme souffler la porte d’un bord, de l’autre, changer seulement la porte et non le cadre…), mais rien ne semblait nous satisfaire. 

On a donc fait comme si notre porte était vraiment magnifique telle quelle (i.e. technique de l'autruche).

Et c’est resté ainsi pendant cinq ans. 
Oui. 
Je sais. 
Cinq. Ans.

Jusqu’à il y a un peu plus d’un mois, où je n’en pouvais vraiment plus de voir mon horrible porte poussiéreuse (et croyez-moi, cinq ans de primer ça en attire de la poussière!). Nous revenions du marché Finnegan et puis comme ça, j’ai dit à mon chéri d’un ton très motivé et motivant  « ON restaure la porte. Je m’en vais chez Home Depot chercher ce qu’il faut! » 

Il n’en fallait pas plus pour que débute un long processus. Sur la porte, il y avait cinq couches de peinture. Que j’ai décapées. Toute seule. Couche par couche. Au final, j’ai décapé pendant douze heures sur deux jours. Juste pour ça, ma porte mérite le nom d’un blogue!



Ce qui m’a le plus étonné tout au long de ce processus c’est que, dès que nous avons commencé les travaux, les voisins venaient nous voir et les passants s’arrêtaient pour nous féliciter et nous encourager. C’est franchement motivant quand tu décapes ta vie… Même la voisine d’en face à qui nous n’avions jamais parlé est venue nous dire à quel point c’était magnifique. Et c'était encore loin d'être fini! J’ai comme l'impression qu’il y aura bientôt une vague de portes de couleur dans le voisinage…

Je vous expliquerai prochainement le détail des travaux que nous avons effectués. Mais voici tout de même un aperçu de notre magnifique porte restaurée.





Bienvenue sur La porte rouge!

10 septembre 2013

L'enfance de l'art

Récemment j'ai vu ceci sur Pinterest. 

Mr. Beaver
Je trouvais que l'illustration avait un petit je ne sais quoi, mais je croyais que ça référerait à un site du genre où l'on vous montre à dessiner étape par étape. Comme je n'ai pas le temps et encore moins le talent pour ça, je ne l'ai regardée que d'un oeil, sans chercher à en savoir ou voir plus. Parce que tout compte fait je préfère dénicher de nouvelles recettes à faire...

Mais aujourd'hui, j'ai découvert que cette oeuvre a été réalisée par une mère illustratrice et sa fille de 4 ans. Et que Mr. Beaver n'est pas leur seule oeuvre conjointe... car mère et fille ont créé une foule de sympathiques personnages hybrides. 

Foxy




Sur son blogue, Mica Angela Hendricks relate (en anglais) les débuts de la désormais fructueuse collaboration artistique entre elle et sa fille, Myla. À partir du visage détaillé que Maman dessine, Fille s'inspire pour créer le reste. Puis Maman ajoute de l'acrylique, parfois Fille colorie au crayon feutre. Le résultat est surprenant: un mélange d'art naïf et graphique qui sied bien à leur style et leur imaginaire respectif.

Dinosaur woman 
Fire-wielding dragon-woman

Outer Face


Et non, je n'ai pas testé ceci avec mes enfants car je performe franchement très mal lors d'épreuves de maniement du crayon. Vous n'auriez même pas su qui aurait dessiné quoi, ça n'aurait eu l'air que de dessins d'enfants. Je vous jure, vous ririez de mes bonhommes allumettes... 


Mais avis à celles bourrées de talent, je trouve que c'est là une magnifique activité à faire avec vos petits peintres en herbe. N'hésitez pas à me faire suivre vos créations si jamais vous tentez l'aventure!

2 septembre 2013

Fines herbes

Au début de l'été, Axel s'était chargé de faire les jardinières de fines herbes

Voici de quoi elles avaient l'air au mois de mai




Puis maintenant!


Malheureusement, avec les nuits qui se rafraîchissent et l'automne qui s'annonce, je devrai bientôt couper le tout. Mais cette fois-ci, je me promet d'essayer de conserver mes fines herbes dans de l'huile au congélo. À suivre...

Thrifting, la chasse continue

Voici quelques-unes de mes dernières trouvailles.



Cloche de verre | 2,99 $



Vase | 3,99 $


Balance de ménage Westa (probablement des années 60) | 4,75 $



Bouteille, parfaite pour la limonade maison | 0,99 $


Tamis à farine Bromwell | 1,99 $


Pot à crème, parfait pour y mettre les Laguoile achetés pour trois fois rien chez Costo | 1, 99 $


Biscuits au bacon

J'ai fait les biscuits au bacon de Trois fois par jour...




Je dois refaire les -c'était vraiment trop bon- biscuits au bacon de Trois fois par jour...